Une vingtaine d'élèves de Kelaât M'gouna ont fait les frais de leur soutien aux détenus politiques amazighs à Errachidia, Boumalne Dadès et régions. Ils sont exactement 17 jeunes lycéens à
avoir été expulsés du «Lycée les Roses», un établissement public de cette localité enclavée.
L'expulsion est datée du 31 mars dernier et, une fois tous les recours épuisés, ces élèves viennent d'adresser une lettre au ministre de l'Education nationale pour demander à lever ce qu'ils
qualifient de «grave injustice» de la part du directeur dudit établissement. «Nous demandons votre rapide intervention pour mettre fin à ces pratiques d'un autre âge», écrivent les élèves
expulsés à Ahmed Akhchichine.
«C'est une décision raciste et qui intervient pour régler de vieux comptes personnels avec les parents d'élèves», expliquent les élèves expulsés qui posent, non sans ironie, la question de savoir
si ledit lycée serait passé au privé, vu l'attitude de son directeur. Les élèves concernés ajoutent qu'après leur mise à la porte, la direction les avait informés qu'ils devaient retirer un
certificat à la fin de l'année scolaire officialisant leur départ du «Lycée les Roses».
Les élèves des établissements scolaires de plusieurs villes dont Errachidia, Rich, Kelaât M'gouna, entre autres, ont multiplié les manifestations de solidarité avec les détenus politiques de
Boumalne Dadès. Dans la majorité des cas, ils viennent régulièrement grossir les rangs de manifestations devenues régulières, chaque week-end, pour demander la libération de ces prisonniers, mais
également de tous les détenus politiques amazighs dont plusieurs étudiants. Le ton est monté d'un cran après que les élèves de ces contrées aient décidé d'organiser des manifestations devant ou
au sein des établissements scolaires. Chose qui n'a pas été du goût des directions de plusieurs écoles. Si certaines directions ont entrepris de faire signer aux élèves des engagements écrits
pour éviter toute «récidive», celle du «Lycée les Roses» a poussé les choses plus loin. Le couperet est tombé et c'est le cursus scolaire et l'avenir de plusieurs élèves qui se retrouvent
hypothéqués. Ahmed Akhchichine est interpellé.
Mohammed Boudarham
Source: Le Soir Echos
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Lundi 28 avril 2008
par Amanar
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