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  Je dédie mon blog à ma petite fille SIMANE.
 

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Samedi 25 août 2007

par Amanar


Ideqqi, arts de femmes berbères
Musée du quai Branly, Paris
19 juin – 16 septembre 2007

Ideqqi, arts de femmes berbères met l’accent sur une forme d'art populaire authentique, encore largement ignoré du grand public. La poterie modelée est un témoin aussi précieux que fragile d’un lointain passé : formes arrondies et moulées, décors incisés ou en relief – que l’on retrouve dans les pièces du néolithique –, décors peints – qui s’apparentent à ceux des vases puniques et des poteries siciliennes. L’exposition met en lumière l’originalité de ces pièces par rapport aux faïences citadines, et souligne leur ancrage africain très marqué et leur relation étroite avec l'art ancien de la Méditerranée.

>> Catalogue de l'exposition
>> L'exposition virtuelle

source: mondeberbere.com
Vendredi 17 août 2007

par Amanar
 

LES ELECTIONS EN DEUX MOTS:



Au Maroc, on se rapproche, dangereusement, de la période électorale des élections législatives. Le ballet des présentations des programmes a déjà commencé, tous les partis s'y mettent, pas encore officiellement, mais sur certains plateaux de télé on peu déjà avoir un certain aperçu:

Mais QUOI DE NEUF en 2007?

Personnellement, si je devais résumer le tout en un seul mot, je dirais RIEN.

La démocratie?

Depuis belle lurette je ne crois plus en la politique marocaine, surtout quand il s'agit des urnes. Tous les partis prêchent pour la démocratie, mais qu'en est-il vraiment?
Le décalage entre la théorie et la réalité au Maroc est impressionnant, entre ce qu'on l'entend et ce que l'on verra seule la différence entre le rêve et le cauchemar s'en rapproche.

QUI SE PRESENTE?


PEUT IMPORTE!!  ILS SONT TOUS LES MEMES! 

Ce qui est pratique au Maroc, c'est que les hommes politiques jouent tous le même rôle, en un mot, aucun. Ils se contentent de s'enrichir au détriment des autres, sur le dos de la population, récompensée par des discours CREUX.
Ils ne servent ni une cause, ni le peuple, mais les leurs et surtout leur avidité de pouvoir et de richesse.

LEURS PROGRAMMES?

Peu importe, car  aucun programme n'a été respecté depuis l'indépendance et par aucun parti. Enfin, au moins on a l'habitude.

VOTER ou NE PAS VOTER?

Quelle différence cela fait-il? Puisque c'est TOUJOURS LES MEMES qui seront ELUS.

QUI VOTE ET POUR QUI?

Ce sont les mêmes, qui votent et malheureusement par tradition, plus que par conviction ou par évaluation d'un programme, et ils votent aussi par tradition pour le même parti, quelque soit son dirigent, son représentant et son programme.

En gros, on pourrait se passer des élections, qui donne un simulacre de démocratie à notre pays, et laisser ceux qui sont élus à leurs places, un système féodale, qui se rapproche plus de la réalité du quotidien des marocains.

Dommage pour le Maroc et surtout pour les jeunes qui resteront DECUS.


Je ne suis pas contre la démocratie dans MON pays, auquel je tiens, mais je constate que seule l'apparence et le simulacre prévalent.

Les partis ne respectent pas leurs engagements.

Les élus encore moins.

Tant que le peuple n'aura pas acquis une assimilation parfaite de ce qu'est la démocratie, on en restera là.

On ne vote pas par gentillesse, pas pour son frère ou son cousin, mais l'on vote pour un programme qu’on a pris soin de connaitre, d'évaluer, en cours et long terme.

La scène politique marocaine n'a pas beaucoup changé, les mêmes NOMS circulent depuis l'indépendance, et seules les grandes familles ont accès à certaines hautes fonctions d'état.

Notre pays est encore un chantier en démocratie. Mais une chose est SURE, c'est que nous sommes sur la bonne voie.

 

Vaut mieux critiquer que rester muet. ti_bug_fck


Amanar.
Lundi 13 août 2007

par Amanar


La tachelhit (chleuh en arabe) est la langue berbère parlée par les Ichelhin. La langue tachelhit est la plus importante langue berbère du Maroc par le nombre de locuteurs et par l'ampleur de son extension. Elle est appelé tasousit par les locuteurs de la tamazight du sud-est marocain pour la distinguer de leur langue qu'il dénomment aussi tachelhit, mais il n'y a pas intercompréhension entre ces deux langues.

 

La tachelhit est parlé au Maroc méridional sur une zone s'étendant des pentes nord du Haut Atlas aux pentes méridionales de l'Anti-Atlas, liées à l'ouest par l'Océan Atlantique. La limite orientale de l'aire de la tachelhit est délimité par l'axe Demnat-Ouarzazate; au-delà de cette limite commenece l'aire de la tamazight. La région du Souss est le centre névralgique de l'aire d'expansion de la tachelhit.

 

La tachelhit est connu pour sa littérature orale riche. La littérature écrite en caractère arabe est apparu à partir de la deuxième moitié du seizième siècle dont Mohamed Awzal (1680-1749) était le poète le plus prolifique de la tradition littéraire tachelhit.

 
Carte général du Maroc.

Carte général du Maroc.



Géographie et démographie [modifier]

 

Le Souss, une des régions les plus fertiles du Maroc, irriguée par l'Assif n Souss et séparée du Sahara par les montagnes de l'Anti-Atlas, est la zone centrale de la tachelhit (les habitants du Sous sont des Aït Sous (Ist Souss au féminin), au singulier on dit Ousous (Oultsous au féminin).

 
La région administrative du Souss Mast Dra.

La région administrative du Souss Mast Dra.
 

Dès le onzième siècle, la région était connue pour sa culture et ses exportations de sucre. La vente du sucre aux commerçants portugais, hollandais et anglais aussi bien qu'une part dans le commerce Saharien d'or avait apporté la prospérité à la région. Un système scolaire islamique traditionnel, « un exemple rare d'un système d'éducation individuel organisé et productif dans un environnement presque entièrement rural » (vd. Boogert 1997:9), a existé dans la région pendant des siècles.

 

Littérature 

 

 

La tachelhit (chleuh), comme d'autres langues berbères, a un corps étendu de littérature orale dans une grande variété de genres. Les fables et les histoires d'animaux contés par les femmes, tournent souvent autour du caractère du chacal (Ouchen en tachelhit) ; d'autres genres incluent des légendes, des histoires d'imam ou de taleb, des énigmes. Moins bien connue est l'existence d'une tradition littéraire distincte qui peut être retracée en arrière au moins au seizième siècle.

 

Pendant au moins quatre siècles, la tachelhit a été écrit par les disciples locaux dans une variante Maghrébine de manuscrit arabe. L'auteur le plus prolifique de cette tradition était Mohamed Awzal (1680-1749) ; le plus long texte existant en tachelhit cependant est un commentaire sur el-Hawd intitulé « le pâturage » (el-Mandja) de la main d'El Hassan ben Moubarak Tamouddizti el Baaqili, Lahsen Ou Mbark Outmouddizt Abaaqil en tachelhit (1844-1899). Des collections importantes de manuscrits de tachelhit peuvent être trouvées à Aix-en-Provence (fonds Arsène Roux) et à Leyde. Pratiquement tous les manuscrits sont de nature religieuse, et leur but principal était d'instruire les gens du commun illettré. Plusieurs des textes sont sous la forme versifier pour faciliter la mémorisation et la recitation.

 

La langue écrite diffère sur quelques aspects de la tachelhit parlée. Par exemple, elle est commune pour les textes manuscrits qui contiennent un mélange des variantes dialectales non trouvées dans un dialecte simple. La langue des manuscrits contient également un nombre plus élevé de mots arabes que la forme parlée, un phénomène qui s'est appelé arabisme poétique. D'autres caractéristiques de la langue écrite incluent l'utilisation d'une forme plurielle au lieu du singulier.

 

Vocabulaire 

 

Comme toutes les langues berbères, la tachelhit a absorbé un grand nombre de mot arabes, particulièrement dans le domaine religieux. Pourtant la tachelhit est de loin la langue berbère du Groupe nord qui est néanmoins l'un des moins contaminés : le taux d'emprunts à l'arabe, établi à partir d'une liste diagnostic, est de l'ordre de 25 %, bien inférieur à celui des langues méditerranéens (kabyle: 38 %) (Chaker 1984). La tachelhit est également l'une des rares langues berbères a avoir conservé l`ancienne numération berbère, bien que dans les zones de contacts intenses (notamment urbaines), la numération arabe ait tendance à se répandre.

 

La tachelhit présente quelques variations d'une région à l'autre, mais les différents locuteurs se comprennent. De même, la structure grammaticale et le vocabulaire, proche des autres dialèctes berbères, permettent une compréhension commune.

 

Caractéristiques phonétiques:

  • Trois voyelles: /a/, /i/,/u/ (= ou) ;
  • Système consonantique caractérisé par trois éléments essentiels: tension, emphase et labialisation.

Proverbes tachelhit 

 

  • Celui qui appelle le vent ne pleure pas sur la paille. (Ne pas se plaindre des conséquences de ce que l’on a souhaité.)
  • Celui qui veut obtenir de la farine doit étendre ses jambes pour faire tourner la meule.
  • Ta main seule grattera l’endroit qui te démange. (Ne compte que sur toi-même en cas de malheur.)
  • Celui qui appelle Ttêlba (les Lettrés ) pour lui lire le Coran en entier ne se plaint pas lorsqu’ils ont mangé la moitié du bol de beurre.

(Quand on veut obtenir quelque chose, il ne faut pas regarder à la dépense).

  • Le foyer ne subvient qu’à ses propres besoins.
  • La barbe (l’homme) ne subvient qu’à ses propres besoins. (Il ne faut pas trop attendre l’aide d’autrui).
  • Celui qui veut des choses agréables doit supporter avec patience les choses désagréables. (Le bonheur est dans le résignation).
  • Celui qui ne sait patienter sera pris de coliques.
  • L’homme intelligent comprend, l’âne mange la paille.

Contes 

 

Le Fqih et le berger

 

 

Un jour, le berger invita chez lui le fqih (fakir) du village. Après avoir mangé et longuement discuté de choses et d'autres, le fqih demanda à lire quelques versets du Coran. Ce qu'il fît. En le voyant ainsi lire, le berger qui semblait très ému laissait glisser le long de ses joues, quelques larmes. Après avoir terminé sa lecture, le fqih se retourna vers le berger et lui dit : "Tu semblais, pendant que je lisais, très ému ; La parole divine t'aurait touché ?" Le berger lui répondit : "Non, d'ailleurs je n'ai rien compris à ce que tu disais, mais pendant que tu lisais, ta barbe qui tremblait me rappela celle de mon bouc que j'avais perdu l'hiver passé, alors je l'ai pleuré !".

 


LE VOLEUR ET LE PROPRIÉTAIRE DE LA MAISON

 

 

Un voleur entra dans la maison d’un homme pendant la nuit. Il n’y trouva à voler que de l’orge. Le propriétaire le vit entrer dans la maison. Il se tut et ne lui dit rien. Le voleur enleva sa chemise, la remplit d’orge et la déposa sur le sol. Puis il se mit à parcourir la maison pour voir s’il y trouverait quelque chose d’autre. Le maître de la maison prit la chemise plein d’orge et la cacha en quelque endroit. Quand le voleur revint, il ne trouva plus rien, et chercha la chemise, mais elle avait disparu. Il sortit par la porte. Le propriétaire de la maison lui dit alors : « Quand tu seras sorti, ferme la porte. » Le voleur lui dit : « Agis ainsi avec les autres voleurs, ne ferme point du tout la porte. »


Bibliographie 

  • Initiation au Tachelhit, dialècte berbère du sud du Maroc d'Abdallah El Mountassir, collection dialèctes mondes, Éd. L'Asiathèque
  • Vocabulaire usuel du tachelhit par Abdellah Bounfour et Abdallah Boumalk, Éditions Centre Tarik Ibn Zyad, Rabat.
  • Grammaire berbère (rifain, tamazight, chleuh, kabyle) de Michel Quitout, Éd. L'Harmattan - 1997
  • Dictionnaire des verbes tachelhit-français (parler berbère du sud du Maroc) par Abdallah El-Mountassir, Éd. L'Harmattan - 2003
  •  
  • Source: l'encyclopédie Wikipedia.
Jeudi 9 août 2007

par Amanar

Prénoms berbères/ Prénoms musulmans, 

Si la naissance d’un bébé dans toutes les civilisations du monde a toujours été un bonheur, hors du temps et de l’espace, hormis la préférence du sexe, chaque culture ayant sa propre explication, et bien aujourd’hui, un peuple millénaire se retrouve, vite confronter à une dure réalité de nomination.

 

  Aux cris du bébé, suivis de youyou de joie, succèdent les exaspérations des parents des que l’on s’approche des sanctuaires administratifs. Si les parents ont passé des jours et des nuits, de bonheur, à chercher le prénom de leur bébé avec tout leur amour, ceci est vite balayé par un simple NON du monsieur à la cravate, lourdement armé d’une liste de quelques pages, sensée résumer les prénoms auxquels ont droit les amazighs. 

Jamais cette question ne m’avait traversé l’esprit, ni ne m’avait interpellé. Pourtant j’étais bien au courant de bien des parents perdus dans les dédales de l’administration, ces derniers leur refusant le fameux accord pour le prénom. Toutefois, depuis que j’ai appris la bonne nouvelle, et qu’on devait chercher nous-même un prénom, je me suis poser mille questions.


Les prénoms berbères sont-ils des prénoms musulmans ?

 

 

Au font de moi, NUL doute. Toutefois, en parcourant les forums, je me retrouvé avec bien des sottises, certains désignant uniquement les prénoms arabes comme musulmans. Ou est la part de vérité et ou est l’exagération ?

 

Encore une fois selon moi, un prénom n’a point d’important tant qu’il ne porte pas préjudice à Dieu, à son envoyé ou aux sacralités de l’islam, et de même qu’à la personne qui le porte. Il va de soi que si l’on se réfère à la tradition, les meilleurs prénoms sont « Abdullah et Abdourrahman » ou « Tout ce qui comment par 3Abd, comme Abdoullah ou ce qui dérive de la racine Hamada » comme le dit le hadith « Khairou alsmAi ma 3oubbida wa ma hoummida », on ajoutera à ceux-là le prénom de Mohamed, étant un prénom inscrit sur le trône de Dieu avec la création du monde, et surtout étant le prénom du Prophète PBSL, suivi  des prénoms des Prophètes l’ayant précédé, puisqu’ils sont au même titre reconnus par l’Islam, on retrouve donc : Moussa, Aissa (Jesus), Ibrahim (Abraham), Youssef, Ya3qoub, etc… s’ajouterons les prénoms des femmes du Prophète Mohamed PBSL, et tous ceux qui l’ont soutenu et qui ont été parmi les proches, comme Ali, Outmane, Omar, etc…

 

Donc effectivement un certain nombre de prénoms se trouvent justifié par la religion, mais la religion rejette-elle pour autant les autres prénoms issus des langues autres que l’arabe ?

 
Une remarque pertinente est à faire : Si Moussa, Aissa et Ibrahim, pour n’en retenir que ceux là, sont des prénoms bénis, le seraient-ils toujours si l’on s’en tenait à leur version originelle sans passer par leur arabisation?

 

 

Je ne pense pas. Qui oserait appeler son fils Abraham, sans être traité de « Sale Juif ». encore une fois, seule la langue, et non la religion justifie l’admission de ce prénom. Abraham, n’était-il pas juif, donc il s’appelait bien Abraham et non, Ibrahim. Certains rétorqueront que c’est la forme rapportée par le Coran.

  Soit…

 

 

Qu’en est-il des langues ?

 
Comment l’Islam prévoit de traiter les prénoms de ceux qui intègrent l’islam mais qui pour autant ne souhaite guerre changer leurs prénoms. Y a t il une contrainte ?

 

 

A ma connaissance NON. L’Islam est la religion du Juste milieu, elle ne saurait imposer à l’individu une quelconque règle qui pourrait toucher à ses droits fondamentaux.

 

 
L’Islam par la voix du Coran reconnaît la multitude linguistique des peuples « Wa ikhtilAfi alsinatikoum » (la diversité de vos langues), or cette diversité linguistique implique une diversité de prénoms, et le respect de la langue devrait aboutir sur le respect du prénom puisque l’individu n’étant jugé que sur sa foi et ses actes envers Dieu et non sur son identité.

 

 

Cela ferait-il une différence si un mécréant se nommait Mohamed ? Dieu sait qu’aujourd’hui qu’il n’en manque pas.

 
Et qu’en est-il bon musulman nommé anire ? Serait moins musulman qu’un autre portant un prénom arabe.

 

 

Ceci n’a pas beaucoup de sens à mes yeux. Pour moi seule la foi compte, et non le prénom. Mais pour ce dernier le droit au choix est cruciale et on ne plus légale tant d’un point de vvue de droit divin que de droit humain.

 

La fameuse liste, quelle liste ?

 

Si certains ne font pas appel à la religion pour étreindre les prénoms berbères, Basri lui a donné naissance à une malédiction qui bien que son auteur demeure hors état de nuire, elle continue à s’abattre sur les foyers, alimentée par le zèle de certains scribes de nos consulats.

 

Les histoires ne manquent, du Nord  au Sud, de l’Est à l’ouest, elles sont les mêmes. Un père se présente au consulat pour inscrire son nouveau-né, auquel il a eu le malheur de donner un prénom berbère, car tout simplement il est berbère, et le verdict, sans délai, s’abat :  NON, il n’est pas dans la liste !!!

 

Quelle liste ?

 
Les fonctionnaires, la cachent presque, et refusent de notifier ce refus pas écrit.

 

 

Il s’agit d’une circulaire, dite de Basri, qui, en 1996, vient règlementer le port de prénom et statuant sur leur marocanité ou non. Cette loi interdit de donner un nom de ville, village, montagne etc .. à son enfant. Mais elle interdit surtout les prénoms berbères. Car si le but avoué est  de préserver le patrimoine marocain en proie aux prénoms importés, le but inavoué est tout simplement de contrer le renouveau de l’identité berbère, qu’on croyait à ses derniers souffles.

 
Cette liste à été retirée, officiellement en 2002, après le dahir portant sur les prénoms qui toutefois s’en est largement inspirer. Cependant, on juge le dahir trop flou et donc les officiers d’état civil reviennent à cette fâcheuse liste qui n’est légalement plus utilisée.

 

 
Comment peut-on, au nom de l’amazighophobie, me dicter le prénom de mon enfant ?

 

 

Ce n’est ni légal, ni moral. Qu’en est-il de sa marocanité ? Serait-il moins marocain car il souhaite porter un prénom amazigh. Y a t-il plus marocain qu’un prénom amazigh ? Qui a habité le Maroc depuis la nuit des temps ? Qui a fondé les empires du Maroc ? Même les Idrissides, certes Idriss I était un arabe, mais sa femme, et les tribus de Aouraba n’étaient-elles pas amazigh ???

 
Pour finir, je pense qu’un seul sentiment peut expliquer l’un et l’autre, qu’il s’agisse d’un refus au nom de la religion ou au nom de la langue, il s’agit de l’amazighophobie.

 

 

Le Maroc a encore ce pas à franchir pour qu’il se rapproche un peu plus de la démocratie, tant qu’il n’aura pas chasser ses démons de l’arabisation et de l’amazighophobie, sa démocratie demeurera un simple mirage.

 

 

A bon entendeur….   

Par Amanar.

 
Mardi 7 août 2007

par Amanar
Lundi 6 août 2007

par Amanar

 

    Le CMA écrit à Nicolas Sarkozy



Monsieur Le Président,
A l´occasion de votre récente visite en Algérie, vous avez abordé avec les autorités algériennes mais aussi avec la presse, un certain nombre de questions d´importance sur lesquelles je souhaite apporter ma contribution en ma qualité de président du Congrès Mondial Amazigh, ONG internationale de défense des droits du peuple amazigh (berbère).

Dans un entretien que vous avez accordé à des journaux algériens, vous avez déclaré : "il est légitime que l’Algérie affirme son identité arabo-islamique et poursuive ses efforts en matière d’enseignement de la langue arabe. D’ailleurs, nous souhaitons nous-mêmes renforcer l’enseignement de l’arabe en France, qui correspond à une ancienne tradition mais aussi à de vrais besoins".

Pourtant, lors de votre campagne à l’élection présidentielle, il ne faisait aucun doute que l´identité amazighe ne vous était pas étrangère puisque vous disiez en avril dernier : "Je connais l’apport essentiel des Berbères et en particulier des Kabyles dans la richesse française dans les domaines économique, sportif, littéraire ou encore artistique. On ne dira jamais assez combien la France doit à des personnalités comme Edith Piaf, Zinédine Zidane, Kateb Yacine, Jean Amrouche, Taos Amrouche, Mouloudji, Idir, Mouloud Feraoun ou encore Isabelle Adjani ou encore mon ami Daniel Prévost (...). Je sais, par ailleurs, l’attachement des Berbères à leur culture millénaire. Ils ont bien raison de la défendre. La France dont je rêve est une France qui fasse une place à chacun, quelle que soit son origine, dans le respect de ce qu’il est".

Comme vous le savez donc Monsieur le Président, l’identité amazighe distincte de l’identité arabo-islamique, est présente en France depuis plus d’un siècle mais aussi et surtout dans tous les pays de Tamazgha (Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Egypte, Mali, Niger Mauritanie et Iles Canaries). En niant l’existence de plus de dix millions d’algériens Amazighs, en occultant leur histoire, leur civilisation et leur langue, vos propos tendent à soutenir les politiques de marginalisation du peuple Amazigh. Pourtant, grâce aux luttes et aux sacrifices consentis notamment par les Kabyles, même l’Algérie officielle ne se définit plus seulement en référence à une prétendue arabo-islamité, puisque sa Constitution reconnaît l’amazighité comme un des fondements de l’identité algérienne et que la langue amazighe a été reconnue langue nationale depuis avril 2002. Quel est alors l’intérêt pour la France de faire de l’Algérie un pays plus arabe et islamique qu’il ne l’est ?

C’est aussi l’occasion pour nous, Monsieur Le Président, de rappeler que les citoyens amazighs de France, attachés à leur culture et aux valeurs de laïcité et de tolérance, ne souhaitent pas que les politiques d’arabo-islamisation mises en œuvre dans les pays d’origine leurs soient appliquées en France. A ce sujet, nous demandons à ce que l’enseignement des langue et culture d’origine (ELCO) qui s’adresse aux enfants d’origine amazighe porte sur l’histoire, la civilisation et la langue amazighes. D’une manière générale, le passé de l’Afrique du Nord et du bassin méditerranéen, en particulier l´histoire amazighe, doit être enseigné en France avec plus d’objectivité, sans parti pris ni révision des réalités historiques.

Nous sommes également particulièrement attentifs à la suite que vous donnerez à vos engagements pris durant votre campagne électorale lorsque vous affirmiez : "Je sais qu’il existe une demande forte pour que le berbère soit enseigné à l’école. Le développement de l’enseignement du berbère en terminale au lycée se développe et je souhaite qu’il soit encouragé tout au long du lycée. Je suis naturellement favorable à toutes les initiatives qui pourraient être prises pour faire connaître et soutenir la culture berbère que ce soit par la création d’une radio ou de programmes radiophoniques ou audiovisuels ou d’une maison de la culture berbère".

Par ailleurs, membres d´une communauté forte de deux millions de citoyens en France et de plus de trente millions dans les différents pays de Tamazgha, nous sommes particulièrement concernés par votre projet d’union de la Méditerranée pour lequel vous prévoyez que " les piliers de cet espace de solidarité et de coopération seraient une politique commune d’immigration concertée, le développement économique, la promotion de l’Etat de droit dans la région, la protection de l’environnement et le co-développement ".

A notre sens, les questions de développement économique et social, d’environnement, d’émigration et d’Etat de droit sont intimement liées. L’expérience enseigne que l’émigration a deux causes distinctes en apparence seulement : d´une part le chômage et l’absence de perspectives en matière d’insertion socioprofessionnelle notamment pour les jeunes générations, et d´autre part l´absence d´un Etat de droit. Lorsque les principes démocratiques sont bafoués, lorsque règne la corruption et l’abus de pouvoir, lorsque la répression d’une excessive violence répond aux revendications citoyennes en toute impunité, comme pour les crimes commis en Kabylie durant le printemps noir 2001 (126 morts et 5000 blessés), il ne reste plus aucun espoir d’une vie normale pour les citoyens. En perte de confiance dans l’avenir, les acteurs économiques ne peuvent investir et créer de la richesse et des emplois. Dans ces conditions, la fuite des capitaux et des cerveaux est inéluctable et aux yeux des populations du sud, la rive nord de la Méditerranée ne peut pas ne pas apparaître comme un Eden à conquérir coûte que coûte.

On l’a constaté ces dernières années, la politique algérienne de discriminations à l´endroit des Amazighs et les persécutions menées contre les citoyens de Kabylie, ont poussé à l’exil en France des dizaines de milliers de personnes de cette région, dont un grand nombre est actuellement en situation de demandeur d’asile.

Il apparaît donc clairement que le respect des principes de bonne gouvernance politique et économique au sein de la future Union de la Méditerranée serait la clé de voûte de toute perspective de paix sociale et de développement. N´est ce pas la politique menée avec succès par l´Union Européenne ? Cela pourrait favoriser non seulement le maintien des populations dans leur pays d´origine, mais aussi et pourquoi pas, l’inversion des flux migratoires. Dans ce sens, la politique de codéveloppement pourrait être un puissant levier en faveur de la création d’activités socioéconomiques mais à condition que les projets associent et impliquent directement les publics concernés des deux côtés de la Méditerranée, y compris les Amazighs.

L´amitié entre la France et l´Algérie que nous appelons de nos vœux, ne saurait se réduire à une relation politique entre deux Etats mais devrait se donner comme ambition un rapprochement entre les peuples, notamment par l’intensification des échanges entre universités, organisations professionnelles, collectivités locales, organisations de la société civile et entreprises.

En tout état de cause, aucune relation durable avec les pays de Tamazgha ne saurait faire l’impasse de la concertation préalable avec, d’une part, la communauté amazighe de France, et d’autre part, les peuples amazighs qui vivent de l’autre côté de la Méditerranée.

Veuillez agréer, monsieur Le Président, l’expression de notre haute considération.

Belkacem Lounes
Président du CMA

Source: Kabyle.com
Jeudi 26 juillet 2007

par Amanar
Pour ceux qui ont raté les émissions sur le Maroc, vous pouvez les voir grâce à notre ami bananir qu'on remercie beaucoup. (Cliquez sur les images)












Awab Al Madia: boulmen Dades.(En arabe)

Tinghir, la Palmeraie

Abwab Al Madina: Emission sur Tinghir (En arabe).

Ouarzazate
Vidéo historique: Tinjdad en 1936.



Les sources: Vous êtes directement re-dirigés vers les sources.
Jeudi 26 juillet 2007

par Amanar

 


Festival de Ahouach à Ouarzazate
(A part la fausse note des saharaouis qui n'a rien à avoir avec Ahouach)



Vidéo Ahouach de Ouarzazate



Ahouach, sud de Ouarzazate.

Vidéo de Ahidous El kelaa (Ouarzazate)

© Béatrice DIERCKX
Août 2002
Kasba Pacha El Glaoui, Sud marocain, Ouarzazate
MAROC

Ouarzazate

Jeudi 26 juillet 2007

par Amanar
moyenne
4.4/5

 L'intérêt touristique
La richesse du patrimoine
5/5 Détail
L'intérêt des villes
4.5/5 Détail
L'intérêt des monuments
5/5 Détail
L'intérêt des musées
4/5 Détail
 La nature
La beauté des curiosités naturelles
5/5 Détail
L'intérêt des excursions dans la nature
5/5 Détail
L'état de préservation de la nature
5/5 Détail
 La culture
La richesse des traditions (musique, danse, fêtes)
5/5 Détail
L'intérêt des fêtes populaires et traditions
5/5 Détail
 Les gens
L'accueil des habitants envers les touristes
5/5 Détail
La propension à parler anglais
3/5 Détail
La propension à parler français
5/5 Détail
La convivialité des habitants en général
5/5 Détail
 Le climat
L'agrément du climat en général
4/5 Détail
L'agrément d'un séjour au printemps
5/5 Détail
L'agrément d'un séjour en été
3/5 Détail
L'agrément d'un séjour en automne
5/5 Détail
L'agrément d'un séjour en hiver
3/5 Détail
 L'hébergement et la gastronomie
La qualité de l'hébergement en général
5/5 Détail
Le rapport qualité-prix de l'hébergement
5/5 Détail
La qualité de l'hébergement en camping
4/5 Détail
La qualité de la gastronomie en général
5/5 Détail
Le rapport qualité-prix de la gastronomie
5/5