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Samedi 15 septembre 2007

par Amanar

Azul à tous,

Voici quelques photos que j'ai prises lors de mon voyage au Maroc. Elles sont libres, vous pouvez les reprendre et les utiliser comme bon vous semble, tant que cela ne nuit pas à notre patrimoine.

Amanar.
Mercredi 12 septembre 2007

par Amanar

  Ouverture d’une filière d’études amazighes à Agadir

11 septembre 2007

La formation sera dispensée par l’Université Ibn Zohr.

(JPG) Le ministère marocain de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur a accordé l’accréditation à la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université Ibn Zohr, à Agadir au Maroc, pour l’ouverture d’une Filière d’études amazighes, dites aussi d’études berbères.

Cette filière offrira une formation de base dans le domaine de la langue et de la littérature amazighes. Elle s’étalera sur six semestres, pendant trois ans, et conduira à l’obtention d’un diplôme de licence.

Selon Abdallah El Mountassir, coordonnateur de la filière, « l’un des objectifs fondamentaux de cette filière est de contribuer à l’intégration de la langue et de la culture amazighes dans le système éducatif national marocain ».

La langue amazighe est enseignée au Maroc dans certaines écoles primaires depuis l’année scolaire 2003-2004. Mais cette expérience récente a fait surgir des difficultés sérieuses d’ordre pédagogique et didactique : standardisation de la langue, formation des formateurs, élaboration des instruments pédagogiques de base ...

La Filière d’études amazighes intervient également dans un contexte où ces études s’inscrivent de plus en plus dans le champ de la recherche internationale. Notre équipe est

L’équipe encadrant la nouvelle filière se dit ouverte à toute perspective de collaboration scientifique.

En savoir plus

Contact : Abdallah El Mountassir, Université Ibn Zohr

Source: aug.fr

Mardi 11 septembre 2007

par Amanar
ramadan2
Pour les horaires des prieres en Tifinagh, cliquez sur l'image.

Ramadan n lxir d lhna d slamt i kaygat amuslem ula kullu imaziven


Selon La mosquée de Paris Ramadan 2007 commencera le Jeudi 13 Septembre.


Annonce faite sur Radio-Orient.

 Si vous percevez le premier message en lettres latines telechargez la police TIFINAGH et copier la dans le dossier FONT de votre dossier WINDOWS:
Cliquez ci-dessous:

Lundi 10 septembre 2007

par Amanar
     
 
Écrit par Mohamed Benitto 
30-08-2007
Arabe est un terme dont les contours et limites manquent de précision.  Le terme arabe ne définit donc ni une nationalité unique ni une religion unique. La tendance à considérer les Arabes sous l’angle de la religion est due au fait que le Coran, texte sacré de l’Islam, fut révélé en arabe et les Arabes étaient les  premiers à répandre l’Islam dans plusieurs coins du monde. Le terme arabe est un terme qui suscite des controverses. De façon générale, un Arabe est défini comme celui dont la langue maternelle est la langue arabe. Plusieurs écrivains se penchèrent d’ailleurs sur la définition du terme arabe.

 
Exploration généalogique
Ibn Khaldoun  utilise une définition généalogique en limitant le terme arabe à ceux dont les  origines remontent aux anciens habitants de la péninsule arabique. Il définit les Arabes à la fois par leur langue commune et le mode de vie de la bédouinité en faisant la distinction entre les bédouins et les citadins ou sédentaires. Les premiers mènent une vie purement nomade comme des éleveurs des chameaux et les derniers commencent à s’acheminer vers la civilisation. Le groupement solidaire est la source de la force des bédouins. Leur accession au mode de vie sédentaire entraîne un affaiblissement progressif de l’esprit du groupe. La civilisation en tant que mode de vie sédentaire est l’ennemi des bédouins, engendrant une désarabisation des structures sociales, de la langue et même de la race. Le mot arabe était souvent considéré comme synonyme de bédouin. On donnerait ce nom non pas aux citadins ou aux cultivateurs mais au membres des tribus qui, ayant émigré de l’Arabie à l’Egypte ou  d’autres pays, étaient demeurés nomades. Pour Edward Atiyah dans The Arabs, les Arabes sont:
Un peuple nomade habitant la péninsule Arabe, une branche du groupe linguistique héréditaire qui a donné naissance également aux juifs. Des nomades arabes sont encore, non seulement dans la péninsule Arabe elle-même, mais également en Jordanie, en Syrie, en Irak, et en Afrique du nord. Ils sont connus comme bédouins
  Originellement ce terme arabe désigne les bédouins, anciens habitants de la péninsule arabe qui menaient une vie tribale dans des tentes et se déplaçaient en utilisant des chameaux. Israël Ephal dans The Ancient Arabs : Nomads on the Borders of the Fertile Crescent,  entama une enquête sur les Arabes et  confirma que le nom fréquemment utilisé pour désigner les nomades vivant dans l’Arabie depuis le premier millénaire avant Jésus Christ est ‘Arabes’.  Les pays voisins de la péninsule arabique appelaient  les habitants de la péninsule arabique du nom ‘Aribi’, ‘Arabi et Arubu ’. Ce terme apparut pour la première fois dans des sources assyriennes dans une inscription du Shalmaneser III  . Il est mentionné dans la bible dans les textes parlant de la période salomonique. Ce terme était employé au début pour désigner exclusivement les habitants de la partie nord de l’Arabie et du croissant fertile ; comme les bédouins s’étaient déplacés aux territoires de la population sédentaire du sud de l’Arabie, le terme désigne toute la population de la région.
Définition culturelle et étymologique.
Dans Encyclopédie Universals, on trouve la définition suivante :
On appelle’ Arabes’ une ethnie que caractérise essentiellement l’usage de la langue arabe. Cette ethnie occupait, au moins depuis la seconde moitié du 1er millénaire avant J-C la péninsule arabique, à l’exception du sud de celle-ci. Elle a eu tendance à déborder sur les limitrophes au nord péninsule dés une antiquité reculée. A partir de la conquête musulmane, cette expansion a abouti à l’assimilation (arabisation) de très nombreuses populations.
Maxime Rodinson dans Les Arabes  essaya d’éclaircir cette notion d’arabe à travers les critères de la langue, la culture et la conscience de l’arabité. Le critère fondamental qui définit l’appartenance à l’ethnie arabe est le fait de parler un dialecte de la langue arabe comme langue naturelle. La langue arabe est considérée comme langue officielle dans les constitutions de plusieurs pays arabes dans la péninsule arabique, l’Afrique du nord ou la partie de l’Asie qu’on appelle le croissant fertile. C’est la langue officielle dans le domaine administratif, littéraire et culturelle. Suivant le raisonnement logique, un arabisé peut parler parfaitement l’arabe et être d’une autre origine. Ce n’est pas alors la langue qui détermine l’arabité ; mais  c’est  plutôt l’origine car un individu peut être arabe si son origine est bien établie tout en parlant mal l’arabe. Le plus essentiel de ces critères est la conscience de l’identité arabe qui se traduit par l’identification avec l’histoire arabe et la revendication de la conscience de l’arabité qui l’ensemble des comportements, des rites et des coutumes socialement acquis et transmis dans tous les domaines. Autrement dit, le fait de manifester un sentiment d’appartenance à la collectivité humains des arabophones en s’attachant à la langue arabe,  la culture arabe et l’organisation sociale qui reflète l’esprit du groupe et qui est lié à la civilisation et au mode de vie des premiers arabes de la péninsule arabique est une manière d’exprimer son arabité .  L‘Islam joua évidemment  un rôle primordial dans la construction de l’identité arabe. L’ethnie arabe fut  le noyau et le diffuseur de l’Islam ; mais c’est une erreur de dire que tous les Arabes sont des musulmans ou tous les musulmans sont des Arabes. Parmi les Arabes on trouve des communautés chrétiennes en Egypte, au Liban, en Syrie et en Palestine et des quartiers juifs dans la plupart des grandes villes arabes.
Le terme arabe  englobe tous les habitants de la péninsule arabique et leurs descendants qui habitent les autres pays arabes comme un groupe ethnique. Aujourd’hui le terme désigne un groupe culturel qui inclut tous les habitants du monde arabe du Moyen Orient à l’Afrique du nord qui fut arabisée par les conquêtes arabo-islamiques. Ce processus d’arabisation se produisit à travers l’établissement de la langue arabe comme langue officielle dans les pays conquis et la conversion de la majorité de la population à l’Islam ainsi que par le mariage mixte.  Ce sont les liens linguistiques, culturels et institutionnels qui unissent les habitants des pays arabes, puis leur unification sous le drapeau idéologique de l’Islam . Il s’agit donc d’une communauté linguistique et culturelle avec une combinaison de types raciaux. Les Arabes, que l’on peut estimer à plus de 200 millions  ne forment pas une race. Ils offrent des caractères ethnographiques et sociologiques largement partagés avec d’autres ethnies. Une conscience unitaire n’a été acquise par eux qu’à l’époque contemporaine.  Pour l’élucidation de cette idée nous citons en exemple, les coptes en Egypte, les berbères au Maghreb et les maronites au Liban.
Les Berbères
              Les berbères sont les descendants des anciens habitants de l’Afrique du nord où la majorité des berbérophones est fixée . Ils peuplaient les plaines, les montagnes et les plateaux et construisaient leurs demeures de pierres et d’argiles. S’adonnant à la vie nomade, ils gagnaient leur vie en élevant des moutons et des bœufs. Les berbères occupèrent  un espace très large, allant de l’océan Atlantique à l’Egypte, et des cotes méditerranéennes aux pays d’Afrique noire. Cet espace fut, au cours des siècles, arabisé sous l’avancée lente de l’Islam. La langue berbère est toujours parlée dans un grand nombre des régions, maintenant sa présence dans  les pays du Maghreb où la population actuelle du Maroc est essentiellement berbère avec une estimation de 50°/° des berbérophones . Les tribus auxquelles ce nom de berbère est généralement donné peuvent être divisées en plusieurs groupes comme ‘Irifen’ dans la région du Rif, les ‘Shleuh’ dans la partie du haut Atlas, et les ‘Imasighen’ dans le nord-est du pays. Les dialectes parlés par ces tribus ont des différences qui peuvent être phonétiques, aussi bien que lexicales. La langue arabe est devenue cependant dominante : d’abord en tant que langue officielle du gouvernement, de l’administration, de la religion et puis comme la langue des couches culturellement et socialement plus élevées.
En Algérie,  la Kabylie est une région un peu exclusivement berbérophone. Elle compte seule plus des deux tiers des berbérophones algériens. Les autres groupes berbérophones significatifs sont : les Chaouias, les Mzab et les Touarègues.  L’arabe, ayant un support écrit, fut rapidement imposé comme langue véhiculaire sans changer pour autant les croyances et les traditions populaires. La population berbérophone est estimée à 30°/°  et la langue est encore parlée dans les massifs du nord (Kabylie), du sud-est (Aurès) dans les régions du tell algérois et oranais. En Libye, les  groupes berbérophones qui habitent dans les montagnes et les oasis manifestent une résistance en absence d’une reconnaissance officielle à l’instar des autres pays du Maghreb. La Tunisie est le pays du Maghreb qui compte le moins de berbérophones  autour de 500 000   à Djerba ainsi qu’au sud et au centre du pays. D’autre part, des milliers des berbérophones vivent dans les grandes villes du Maghreb où ils forment des communautés conservant non seulement leur langue mais aussi une partie de leurs traditions.
L’immense majorité des arabophones actuels ne sont que des berbères arabisés. C’est en tant qu’Arabes et musulmans que les Etats du Maghreb se définissent constitutionnellement. La politique linguistique et culturelle mise en œuvre depuis l’indépendance politique est celle de l’arabisation . La langue berbère n’a aucune place, ni dans le discours, ni dans les pratiques de l’institution. Le berbère, auparavant omniprésent, au cours des siècles,  recula devant l’arabe ; mais cette arabisation linguistique, facilité par l’islamisation de l’Afrique du nord, fut accompagnée d’une arabisation socioculturelle aboutissant à une véritable assimilation de la majorité des populations des états Maghrébins. Cette assimilation est si grande que dans certains états (Tunisie, Libye)  où le quasi totalité du peuple se dit arabe.
Il existe une histoire préislamique du Maghreb et la langue berbère peut être considérée comme la seule langue autochtone de l’Afrique du nord. L’Afrique du nord  peuplée de berbères est devenue un ensemble des pays entièrement musulmans et très largement arabisés. L’arabité des pays maghrébins est donc une donnée historique, relativement tardive. Les nouveaux pouvoirs cherchèrent plutôt à réaliser l’unité nationale qu’à aider les aspirations régionales. Leur adhésion à la ligue arabe, leur politique d’arabisation fondée sur une scolarisation intensive  oblitérèrent  le caractère et l’identité berbère de la population du Maghreb.
Pendant la période coloniale, la langue arabe fut  réduite au bénéfice de la langue française au Maghreb. Par souci de l’indépendance culturelle, les dirigeants nationaux, voulurent restaurer la langue arabe après l’indépendance. La diversité linguistique est considérée comme une menace pour l’unité nationale. L’unification linguistique  était considérée primordiale pour  parachever la construction  et l’unité de  la nation.  Ainsi l’Arabisation les pays du Maghreb, comme  confirme Gilbert Grandguillaume dans Arabisation et politiques Linguistiques au Maghreb   est souvent présentée  comme la face culturelle de l’indépendance, élément complémentaire de l’indépendance politique et économique . L’arabisation visait à répandre l’utilisation de la langue arabe dans l’enseignement, l’administration et l’environnement. La langue arabe fut restaurée comme véritable langue de l’enseignement, de la communication dans le domaine administratif et dans l’environnement, c’est à dire dans les lieux et les situations où la langue est utilisée, notamment dans les mass medias, dans les activités culturelles et aussi par les autres éléments du paysage culturel, tels que les enseignes des magasins, les plaques de signalisation routière…
      En 1980 la question berbère fait la une de l’actualité par les événements du printemps en Kabylie. Le printemps berbère fut l’indice de l’émergence d’une revendication identitaire dans un pays où la langue arabe fut érigée en principe constitutionnel comme la seule langue du pays . Depuis 1980 ce principe fut contesté par les militants du mouvement berbère qui fut à l’origine du renversement du monopole politique, idéologique et culturelle de la langue arabe. La mobilisation populaire en Kabylie pour la reconnaissance de la langue berbère fut manifestée par un boycott scolaire, par des manifestations et par plusieurs grèves générales. Cette revendication, qui est profondément ancrée en Kabylie depuis l’ouverture politique de 1989,  fut traduite par une série de concessions comme la création des départements de berbère dans les deux universités de la Kabylie, l’introduction du berbère à la télévision, l’enseignement de la langue berbère et la création du haut commissariat à l’Amazighité.   Le pays voisin de l’Algérie, le Maroc entama une politique  visant à généraliser l’enseignement de la langue amazighe. En coordination avec le ministère de l’éducation nationale, l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM)  lança une formation des enseignants qui seront chargés de l’enseignement de cette langue avec comme cible la couverture de tous les niveaux dans le primaire et le secondaire à l’horizon 2008.
Le berbère qui veut aujourd’hui accéder au rang de langue officielle devra passer par une phase de normalisation conduisant à une codification des structures linguistiques. Il s’agira de gommer les différences régionales, au profit d’un parler ou d’un groupe de parlers pour favoriser l’émergence d’une langue commune, instrument de communication et de culture entre les différents groupes berbérophones. A cet égard, un grand progrès fut achevé  au Maroc avec la standardisation de la langue amazighe avec la reconnaissance internationale de l’écriture Tifinaghe  par l’organisation internationale de normalisation . Actuellement, la langue berbère est reconnue au Maghreb au niveau constitutionnel parallèlement avec le début de l’enseignement de cette langue dans les écoles publiques et son utilisation dans les médias publics. Avec la généralisation de l’enseignement publique de cette langue et vu que la majorité de la population du Maghreb est d’origine berbère, on peut envisager la diminution du caractère arabe des pays du Maghreb dans les années à venir avec une majorité écrasante des marocains parlant cette langue.
Les Maronites et les Coptes
Les maronites sont les chrétiens qui se groupèrent autour d’un prêtre, Marron, et qui adoptèrent  son mode de vie. Ils forment une communauté chrétienne appartenant au rite oriental du Liban. Cette communauté parlait à l’origine la langue syriaque qui était un dialecte de l’araméen. Le mot copte qualifie à la fois une langue, un peuple, un rite et une église. Avant la conquête arabe, l’Egypte était peuplé des chrétiens et son sol était recouvert des églises et des monastères. Les Coptes sont les héritiers de l’Egypte chrétienne qui était une province de l’Empire byzantin avant la conquête arabe . La langue copte est la seule descendante de l’Égypte ancienne.  L’Egypte arabe naquit lorsque le pays fut atteint par le grand élan des conquêtes. La fraction de la population égyptienne moderne qui serait d’origine arabe est estimée à 6 °/°. Les  coptes représentent, en Egypte, le cinquième  de la population, soit cinq millions de chrétiens purement égyptiens, non arabisés . L’arabisation de l’Egypte est d’abord l’abandon progressif de la langue copte pour l’arabe. Le phénomène fut très rapide dans le domaine administratif où le grec était utilisé. La naissance d’une importante littérature chrétienne au huitième et quatorzième siècle acheva de réduire le copte à l’état de langue moins pratiquée et bientôt morte. L’arabisation  progressa avec l’islamisation de l’Egypte qui  conduisit à la discrimination des coptes à tous les échelons hiérarchiques et à la dissolution de leur identité. En gros, avant la conquête arabe, les chrétiens du Proche-Orient disposait de trois langues : le grec, le syriaque et le copte. Avec la conquête arabe, la situation se modifia profondément, l’arabe tendant à se substituer petit à petit au grec, au copte et au syriaque. Le grec et le copte ne sont donc plus des langues littéraires vivantes, mais seulement des langues liturgiques mortes. 
En somme, le terme arabe  désigne donc des populations descendantes d’origine différentes (berbère, copte, maronite), auxquelles la conquête arabe  imprima le triple cachet de sa langue, de sa foi et de ses mœurs . La définition du terme arabe est liée aux facteurs linguistiques, politiques et culturels. L’appartenance a un des pays de la Ligue arabe, le fait de parler l’arabe comme langue maternelle, l'attachement aux coutumes et rites arabes sont des éléments qui se convergent pour forger l'identification arabe. Etre Arabe est une caractéristique civilisationnelle et culturelle plutôt qu’une marque raciale. Etre Arabe signifie que l’on est originaire du monde arabe où la langue officielle, les traditions, les mœurs et les valeurs sont communes et façonnés par l’outil linguistique unificateur. La civilisation arabe  rassembla musulmans, chrétiens et juifs. Elle unifia  Arabes, Africains et Berbères. Les musulmans, de même que les chrétiens et les  juifs participaient à la grandeur de la civilisation arabe.

Références bibliographiques :
Monteil, V. Les Arabes. Paris : PUF, 1959
Chaker, S. Les Berbères Aujourd’hui. Paris : L’Harmattan, 1998
Grandguillaume, G. Arabisation et politiques Linguistiques au Maghreb. 
Paris : Editions Maisonneuve Et Larose, 1983
Tiyah, E. The Arabs. Edinburgh: R&R Clark LTD, 1955

Source: tamaynutfrance.org
Lundi 10 septembre 2007

par Amanar
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La revue des littératures berbères




La première revue des littératures berbères

"Jusqu’à ce jour il n’existait aucune revue exclusivement consacrée à la littérature en berbère." Paulette Galand-Pernet

"Cette initiative est fondatrice à plus d’un titre : ouvrir une voie nouvelle pour le berbère, les lettres et l’analyse littéraire n’étant plus l’apanage des « grandes langues " Kamal Naït-Zerrad


"Une revue de littérature berbère : une grande première, utile et opportune." Salem Chaker

Voyez les couvertures de plus près


Tifin Notre découverte est une revue des littératures berbères qui promeut les expressions littéraires et artistiques en langue berbère, dans leurs variétés linguistiques et leurs diversités génériques. Elle vise à les faire découvrir et à les interroger.

Les études littéraires berbères ont longtemps été négligées en tant que telles. On a préféré étudier la littérature (jusqu'à récemment, essentiellement orale) comme un miroir dans lequel se reflétaient les sociétés berbères. Comme expression du groupe, elle était vue à l'aune de son utilité, de sa fonction sociale et de ses préjugés " idéologiques. " L'esthétique des formes littéraires passait alors au second plan. Voilà donc le manque que Tifin Notre découverte vient combler avec modestie, mais rigueur.

Cette revue présente un reflet de la culture berbère vécue. Elle fait le lien entre la culture orale qui perdure et la littérature écrite en devenir. Oralité et écriture seront donc côte à côte dans les lignes de cette revue. Car il faut bien l'avouer, nous sommes dans un moment de transition, où la lecture n'est pas encore une activité banale pour les Berbères. Cependant la diffusion de chansons, de poèmes, de sketches, de pièces de théâtres met en place une nouvelle forme d'oralité. Métamorphoses et permanences de la culture orale traditionnelle qu'il ne faut pas négliger.

Car pour comprendre la vivacité de la nouvelle littérature, il faut aussi l'entendre.

Nous ferons donc revivre sous forme audio des archives inédites ou peu connues du patrimoine littéraire berbère, mais aussi donnerons à entendre de nouvelles créations littéraires.

Pour une présentation plus longue de la revue , voir ici.

Pour connaître les actualités littéraires et artistiques berbères....

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Tifincast, podcast littéraire berbère
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  Les sources: sont en liens hypertextuels.
 Voir aussi:  http://www.berberemultimedia.fr/main.html
 
Lundi 10 septembre 2007

par Amanar

Groupe AZA
envoyé par imintanout
Lundi 10 septembre 2007

par Amanar


On ne peut etre fier de presenter la flagrante corruption officielle de son pays! Mais on se doit de la dénoncer, libre à chacun d'en tirer ses conclusions! Mais une choses est sûr c'est qu'elle correspond aux résultat du dernier scrutin 2007!
Lundi 3 septembre 2007

par Amanar

Afer : poète antique berbère

 
 
 afer

Afer est né en 185 av.jc, enlevé par des légionnaires romains dans la région d’Hippone (actuelle Annaba, dans l’est-algérie), "Afer" signifie en berbère : l’habitant de l’africa (province romaine de la berbèrie orientale qui englobe la Tunisie et la Libye actuelle)

 

Agé de 5 ans Afer fût vendu à un donateur, Publius Lucanus qui lui donnera un autre prénom, Terentius tout en lui gardant celui qu’il possédait à l’origine à savoir. Il l’affranchira aussitôt et le considéra comme son propre fils ce qui lui permettra d’avoir eu une excellente éducation.

 

Afer se mit à écrire à un âge précoce, c’est à dire à...8 ans ! en 166 av.jc, il présentera une pièce de sa composition qu’il nommera "Adria"qui connaîtra alors un succès retentissant. A l’âge de 11 ans Afer deviendra le représentant de l’aristocratie romaine, mais influencé par la pensée grecque qui alors était basé sur la libération de l’esprit réfractaire, il deviendra le fer de lance d’un nouveau courant d’idées qui veut rompre avec les habitudes et les traditions, rejetant toute pensée traditionaliste qui gênait la vie quotidienne du citoyen (parlons ici plutôt de sujet).

 

Outre "Adria " ! son œuvre était composée entre autres de cinq autres pièces "Ennuchus"(l’énnuqué), ou il développe le rejet de la bouffonnerie et qui aura un succès éclatant "Hecyra" (la belle-mère), trop imprégnée d’influences hellèniste sera un échec total mais lui permettra de d’en comprendre les raisons et suivra "Heautontimoroumenos" (le bourreau de soi), un essai sur les liens entre l’aristocratie régnante et le petit peuple en insistant sur les goûts communs de ces deux parties "Phormio", et "Adelphi" où il établira un meilleur équilibre sans oublier des formules scéniques prises de la civilisation grecque, donnant ainsi une certaine psychologie aux personnages sortis de son imagination. N’occultant aucunement les problèmes primordiaux vécus par la société et donnant même une importance particulière à la jeunesse, ces ouvrages feront sa réputation d’écrivain berbère enfin rendue possible et reconnue

 

Afer gardera toutefois son originalité, il étale la difficulté des caractères de ces personnages ainsi que la complexité relevée dans les comportements à caractère sentimentaux. Il parviendra à apporter des justifications par des arguments très solides. Enfin, la composante humaine ne sera pas négligée.

 

il montrera les attributs des parents honorant le rôle noble joué par la femme au sein de la société et allant plus loin dans ses analyses, il mettra en garde contre les diverses déviations juvéniles, pensées qui postérieurs

 

En 159, Afer mourut, il n’avait que 26 ans mais avait marqué de son empreinte son époque


Mercredi 29 août 2007

par Amanar

Les berbères à travers les millénaires

La véritable patrie d’Apulée où l’identité amazighe revendiquée et assumée

Les Amazighs - Berbères, ont toujours affirmé hautement, et dans les formes les plus diverses,l’attachement à leur identité quelque soit le contexte ou le milieu dans lequel ils vivent. Aujourd’hui, comme hier, pour preuve le texte d’Apulée en réponse à Emilianus.
 

« Quant à ma patrie, vous avez rappelé, d’après mes propres écrits, qu’elle était située sur les limites mêmes de la Numidie et de la Gétulie. J’ai déclaré en effet, dans une conférence publique faite en présence de Lollianus Avitus, que j’étais demi-numide, demi-gétule. Mais je ne vois pas ce qu’il y a pour moi de plus déshonorant que pour Cyrus l’ancien d’avoir été sang mêlé, demi mède et demi perse. Ce n’est pas au lieu de naissance, mais au caractère de chacun qu’il faut regarder ; ce n’est pas dans quel pays, mais sur quels principes s’est fondée son existence qu’il faut considérer. Un marchand de légumes, un marchand de vin, c’est admis, et à juste titre, feront état, pour donner plus de prix à leurs légumes ou à leurs vins, de la noblesse du terroir. On dit : un vin de Thasos, légumes de Phlionte. Ces produits de la terre tirent un goût plus délicat de la fertilité du pays, de l’humidité du climat, de la douceur des brises, de l’action bienfaisante du soleil, de la générosité du sol. Mais, pour l’âme humaine, cette étrangère qui vient séjourner dans le corps comme un hôte de passage, en quoi ces circonstances peuvent- elles ajouter ou ôter quelque chose à ses vertus ou à ses vices ?N’a-t-on pas vu à toutes les époques toutes les races produire des génies divers, encore que certaines d’entre elles paraissent se distinguer davantage plus par la sottise ou par l’intelligence ?C’est chez les Scythes, gens épais, qu’est né le sage Anacharsis ;chez les Athéniens avisés, Mélétidès l’idiot. Cela ne veut pas dire que je rougirais de ma patrie même si nous étions encore la ville de Syphax. Mais après la défait e de ce prince, la faveur du peuple romain nous fit passer sous la domination de Massinissa ; plus tard notre cité fut fondée à nouveau par l’établissement de vétérans ; et nous sommes maintenant une colonie florissante. Dans cette colonie, mon père a occupé le haut rang de duumvir, après avoir passé par tous les honneurs ; et sa situation dans l’Etat, depuis que je fais partie de la curie, je la conserve sans déchoir, aussi honoré, je l’espère, et aussi considéré. Pourquoi tous ces détails ? C’est afin, Emilianus, de calmer ton courroux, et d’obtenir ton pardon, si par mégarde peut-être, je n’ai pas choisi pour y naître ton Zarath, ce foyer d’atticisme. »

 

Voici une très belle lettre, en réponse à une attaque, d’Apulée sur son identité berbère et les valeurs, pleine d’humour aussi nous le voyons.

 
 


Source :

Briand-Ponsard Claude et Hugoniot Christophe, L’Afrique romaine de l’Atlantique à la Tripolitaine, 146 av. J.C.-533 ap. J.C., A.Colin (U), 2005.

 
 

PS.d’atticisme » : style élégant et sobre propre aux artistes de la Grèce antique au V et IVème siècle av JC notamment aux écrivains (d’Eschyle à Démosthène)
Source: cbf.fr

 
Samedi 25 août 2007

par Amanar
Moha Mellal est de retour avec "Angi", son nouvel album
Mellal, précurseur de la chanson Dadéssienne, est encore de retour avec un nouvel album intitulé "Angi" ou l’inondation, sixième album dans la pure tradition du style Mellal. Avec toujours le même style et rythme visant à mondialiser le rythme des rites traditionnels de sa région natale grâce à l’utilisation de la guitare, instrAngi nouvel album de Moha Mellalument universel entre tous.

Parmi les artistes les plus rares qui se distinguent par leur don riche dans différents champs de création, Mohamed Mellal, est à la fois poète, chanteur, artiste peintre et caricaturiste. Né en 1965 au village du Tamlalte sur la rive de la rivière de la vallée du Dadès (Warzazat, Sud-est marocain). Une vallée qui passionne tous les visiteurs de la région y compris son fils l’artiste Moha Mellal qui ne cesse de chanter son amour fou pour chaque détail de cette région, région la plus riche et la pauvre à tous les niveaux.

Moha Mellal a l’honneur d’être le premier fondateur de la chanson Dadéssienne qui ne connaît que Moha Mellal est de retour avec le rythme des rites, danses artistiques d’ahidus et le genre poétique Timnadin exclusivement et typiquement un chant Dadéssien.
Les six morceaux inclus dans le nouvel album traitent en premier lieu les problématiques philosophiques amazighes (berbères), sur l’existence et la cause identitaire « Mad gigh ? ». En deuxième lieu, Moha Mellal essaye de dévoiler et d’exprimer son attachement à sa région. Il évoque tous les détails de la vie quotidienne, ses origines, sa langue en voie de disparition du fait du système d’arabisation. « Asif n Dads – Je suis ton amoureux fou, rivière Dads », « Tamghart », « Xalti qeyyu », « Igherm inew », sont les morceaux qui illustrent ce propos et qui traduisent le sentiment tragique et nostalgique de Mellal ainsi que de tout Amazigh (Berbère ) privé de ses droits les plus élémentaires.
  Le cinquième morceau qui porte le nom de l’album « Angi » ce qui signifie en amazigh, « l’inondation », est un morceau riche en image et symbole, mais dur à déchiffrer puisque il essaye de traduire la colère et la renaissance amazighe après les manifestations de la coordination Aït Ghighouch que la région du Sud-est du Maroc a connue dernièrement et les événements du printemps amazigh qui ont secoué les universités marocaines.

Il est également à signaler que l’on peut entendre pour la première fois une voix féminine dans le rythme et la chorale. Cette jeune fille, c’est Saïda Mellal, qui fait partie de la famille artistique Mellal, et qui nous fait l’honneur de représenter la femme amazighe Dadéssienne, présente à ce jour seulement dans les rites et hymnes d’ahdidus et Timnadin .
Ce sixième album (qui fait suite à cinq autres : Asif n Dads, Sellagh, Timlellay, Uyema atwareg et Azmul), représente une valeur ajoutée à son déjà riche palmarès, ainsi qu’à ses diverses participations sur des scènes tant marocaines qu’étrangères.

Par Omar Zanifi
Asif n Dades
Source: amazighnews.net

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