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Samedi 8 octobre 2005 6 08 /10 /2005 00:00

Par Takfarinas Abdellah - Ecrire un commentaire
Ineccaden

 

Rouicha Mohammed

Chrifa

Meghni Mohammed

Hadda Ouakki

 

Ineccaden, pluriel de aneccad, signifie poète doué de l'art de l'improvisation. Parmi les nombreux artistes du Maroc central, vous pouvez d'ores et déjà en découvrir quelques uns. Une présentation plus exhaustive vous sera proposée dès qu'elle sera disponible, avec dans la mesure du possible une biographie de chaque artiste.

C'est à Hemmu U Lyazid que l'on doit un grand hommage en ce qui concerne la chanson moderne du Maroc central. Il est à proprement parler une idole nationale dans le moyen altas, et la génération d'après l'indépendance du Maroc a été bercée par ses rythmes à la radio; les chanteurs d'aujourd'hui, qu'ils pratiquent le violon ou lut'ar, sont profondément influencés par l'héritage Hemmu U Lyazid. C'est, avec Elfennan Dris, Bennaser U Xuya, Ba3iza, et bien d'autres, une figure emblématique de la chanson tamazight. Nous lançons ici un appel à tous ceux qui pourraient nous fournir des photos ou des textes biographiques de Hemmu U Lyazid.

Lut'ar

Mohamed Rwica, un véritable virtuose de lut'ar, est l'héritier par excellence de Hemmu U lyazid. Originaire de Khénifra, une ville à laquelle il a chanté son attachement, il a commencé à être connu au début des années 70. Il a ensuite connu une popularité foudroyante, qui l'a amené entre autre à chanter au théatre Med V de Rabat au début des années 80. Depuis, il reste le maître incontesté de lut'ar, instrument qu'il a fait évoluer de manière significative (passage de 3 à 4 cordes, enceinte plus importante...). Tamazight doit beaucoup à Rwica Mohamed, car grâce à l'engoument qu'il a suscité chez les jeunes pour l'instrument et la chanson, il a pour ainsi dire contribué à sa façon à préserver tamazight. De nombreux jeunes ayant grandi dans les villes où ils scolarisés et donc arabisés, se sont re-appropriés leur langue maternelle qu'est le tamazight

Vient ensuite Meghni Mohammed, dont la voix et les rythmes expriment la véritable authenticité amazighe; Mais la liste est longue, et l'on peut mentionner aussi des chanteurs de la nouvelle génération comme Mostafa El3ekri, qui fait partie des surdoués de Lut'ar.

Le violon

De nombreux artistes ont brillé dans la pratique du violon. Parmi eux, il y a eu d'abord une première génération: Lghazi Bennaser, Muha U Baba, Echix U3ali, Hemmu U Lyazid, et bien d'autres. Puis une 2eme génération, celle des années 80 et 90 dont H'sayn n Bumiya, Bou3ezza, Amellal Qeddur, ... et plus récemment Ah'ouzzar.

Les voix féminines de l'Atlas

Hadda U3ekki est parmi les premières qui ont fait de la chanson une prosession, suivie récemment par Crifa. Mais de nombreuses voix sont restées dans le domaine amateur, comme Yamna 3eqqa, Baxxa, Itto Tamhawect ...

 Source: http://membres.lycos.fr/izlanimazighen/page_imazighen.htm
Samedi 8 octobre 2005 6 08 /10 /2005 00:00

Par Takfarinas Abdellah - Ecrire un commentaire

Tamawayt

   

 

Tamawayt (pl. timawayin) est à l'origine une forme de courtes strophes d'un ou plusieurs vers échangés entre jeunes hommes et jeunes femmes. Echanges de courtoisie amoureuse, c'est de loin la forme la plus authentique de la poésie tamazight, qui se distingue par sa beauté poétique et sa richesse mélodique. Alors que la moyenne des gens peut imiter et reproduire plus ou moins bien les autres types de chants, tout le monde ne peut pas s'aventurer à chanter une tamawayt car cela demande des compétences particulières. Les femmes excèlent en général mieux que les hommes dans tamawayt, mais on peut mentionner, en plus des supperbes voix féminines comme celles de Crifa (photo ci-contre) et It't'o Tamhawect, des voix masculines comme celle de Meghni, tout aussi dignes d'éloges.

 Source: http://membres.lycos.fr/izlanimazighen/page_imazighen.htm

 

Samedi 8 octobre 2005 6 08 /10 /2005 00:00

Par Takfarinas Abdellah - Ecrire un commentaire

Maroc Festival des fiançailles à Imilchil
Cérémonie du mariage des filles berbères au maroc

Jeune fille marié d'Imilchil au Maroc Après le consentement des futurs époux, les familles procédant aux formalités du mariage, c'est ainsi que les parents du jeune homme demandent la main de la jeune fille désirée par leur fils. L'établissement de l'acte du mariage peut se faire immédiatement, comme il peut être reporté jusqu'à la tenue du moussem.Le jeune époux ou son tuteur offre une dote symbolique à sa future femme, alors que le père de la fille se charge de l'achat de ses habits durant la 1ère année.Toute la tribu manifeste sa joie en participant à la cérémonie du mariage, caractérisée par les chants et danses pendant cinq jours de fête. Les invités peuvent se réjouirent de toute sorte de plats de la cuisine des Aït Hdiddou, et particulièrement les différentes sortes de pain que nous décrivions ultérieurement.

Fortes ressemblances et infimes différences marquent ainsi la symbolique sociale chez ces deux fractions soeurs, qui forment la tribu des Aït Hdiddou. Cette opposition entre ouverture et conservatisme se manifeste surtout et en particulier dans le mariage. Ce qui nous amènera à parler du célèbre Moussem des fiançailles. Si les Aït Brahim, sous l'influence du protectorat ont modifié les formes de leur mariage, de collectif en individuel, les Aït Yaazza sont par contre restés fidèles à la forme antérieure (mariage collectif). On pourrait s'étonner de cette persistance chez la fraction que nous avons vue comme la moins conservatrice. Ce paradoxe pourrait être imputé au besoin "historique" d'identification des Aït Yaazza au sein de la grande famille des Aït Hdiddou. Le mariage collectif apparaît donc comme un "vestige" des temps anciens du mode de vie agro-pastorale.Après une année de labour et après les moissons et les cueillettes, la commémoration du Moussem du Saint Marabout Sidi Ahmed Oulmaghni couronne une période dont elle annonce l'achèvement et ouvre l'horizon d'un nouveau cycle que chacun se souhaite meilleur que les précédents.Pour la tribu des Aït Hdiddou le Moussem d'Imilchil n'est pas un simple événement c'est un rassemblement à triple vocation : commerciale, sociale et religieuse.

Sans nous attarder sur les détails, tout vivant, le moussem avec ses divers quartiers est là. Au cours de cette même journée on a eu l'occasion d'assister à la cérémonie des Fiançailles avec toutes sortes de formalités que cela suppose. Cinq jours durant l'ahidous et des traditions ancestrales formeront la trame de cette union.

En effet, lors du premier jour, les envoyés du mari dits "ISNAYEN" au nombre de 10 (5 hommes et 5 femmes) se tendant à la maison de la mariée munies d'un trousseau modeste et de cadeaux de mariage entre autre un mouton et une grande galette dite ABADIR que les ISNAYEN découpent sur les lieux de la cérémonie en petits morceaux et distribuent aux assistants au mariage. Ils sont accueillis chaleureusement par les invités de la mariée. Bientôt la grande cérémonie du henné prend lieu. Un groupe de femmes entoure la mariée et entame le fameux rituel du henné.

Une femme âgée usant d'un flocon de laine imbibé de henné, marque la mariée au niveau de quelques articulations en commençant par le côté droit se servant d'un fil de laine en entrelacs, elle relie à la base des doigts des deux mains de la mariée (IZELOUMEN) celle-ci est ensuite vêtue d'un habit blanc du mari (AQUIDOUR).

Pour la coiffure, les cheveux de la mariée sont peignés et enroulés en forme saillante appelée communément (ABOUY).

Son visage est alors voilé d'un foulard en soie dit TASBNIYETE et un collier en ambre dit LOUBAN est mis autour de son cou. Une couverture simple dit IZAR est agrafé avec des fibules dit "TISOUGHNASSE".

Une fois la mariée chaussée de Babouches TIKOURBIYINE et embellie par quelques retouches esthétiques le rituel du henné prend fin, vient ensuite l'étape de départ; le père de la mariée invite sa fille à marcher sur la pan de sa cape (BURNOUS dit AZENAR) jusqu'à sa monture : la mule qui la transportera à sa nouvelle demeure portera derrière la mariée un petit garçon pendant qu'une vielle femme suit en tenant la mule par sa queue.

Le cortège accompagnateur protégé par les envoyés du mari doit vaincre la résistance livrée par les habitants du Ksar d'origine de la mariée qui s'opposent énergiquement à son départ.

Arrivée à destination, le cortège fait le tour du Ksar 3 fois en exhortant les saints locaux d'accorder leur bénédiction à la nouvelle mariée, celle-ci accède enfin au domicile conjugal.

En dernier lieu et avant de devenir définitivement membre du foyer accueillant la mariée un petit enfant au dos, un seau plein de dattes à la main se rend au point d'eau le plus reconnaissance distribue le contenu de son seau qu'elle rempli d'eau avant de rentrer chez elle. La mariée tient un agneau aux bras et toujours le petit garçon au dos tous sur la mule jusqu'à sa nouvelle demeure.

L'acte de mariage

Après le consentement des futurs époux, les familles procédant aux formalités du mariage, c'est ainsi que les parents du jeune homme demandent la main de la jeune fille désirée par leur fils. L'établissement de l'acte du mariage peut se faire immédiatement, comme il peut être reporté jusqu'à la tenue du moussem.

Le jeune époux ou son tuteur offre une dote symbolique à sa future femme, alors que le père de la fille se charge de l'achat de ses habits durant la 1ère année.

Toute la tribu manifeste sa joie en participant à la cérémonie du mariage, caractérisée par les chants et danses pendant cinq jours de fête. Les invités peuvent se réjouirent de toute sorte de plats de la cuisine des Aït Hdiddou, et particulièrement les différentes sortes de pain que nous décrivions ultérieurement.

Source: tafilalet.net

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