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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 11:37

Par Amanar - Ecrire un commentaire
 

LES PREMIÈRES PROPOSITIONS D'ERIC BESSON

Faire connaitre et partager l’identité nationale
31/10/09
Notre Nation s’est constituée au fil des siècles par l’accueil et l’intégration de personnes d’origine étrangère. Ce grand débat doit permettre de valoriser l’apport de l’immigration à l’identité nationale, et de proposer des actions permettant de mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale à chaque étape du parcours d’intégration.

Comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des ressortissants étrangers qui entrent et séjournent sur le territoire national ?

Mettre en place un contrat d’intégration républicaine pour les étrangers entrant et séjournant sur notre territoire, passant par une élévation du niveau de pratique de la langue française et de connaissance des valeurs de la République, pouvant consister en un renforcement du Contrat d’Accueil et d’Intégration existant.

Mettre en œuvre, sur la base du volontariat, un parrainage républicain, permettant aux ressortissants étrangers d’être accompagnés dans leur parcours d’intégration,

Ouvrir aux parents les écoles dans lesquelles sont scolarisés les enfants afin de les familiariser aux valeurs de la République, sur le modèle du dispositif expérimenté cette année dans 31 départements.


Comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des ressortissants étrangers qui accèdent ensuite à notre communauté nationale ?

Mettre en place un contrat avec la Nation, passant par un entretien d’assimilation permettant de s’assurer d’un meilleur niveau de pratique de la langue française et de connaissance des valeurs de la République,

Mettre en œuvre une cérémonie plus solennelle lors de toute accession à la nationalité française, par naturalisation, par déclaration, ou par accès automatique à la majorité, et la création d’une nouvelle voie d’accès à la nationalité française pour les personnes qui ont accompli des efforts exceptionnels d’intégration.

Source: http://www.debatidentitenationale.fr

Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /2009 12:54

Par Amanar - Ecrire un commentaire
Entretien avec Ahmed Boukous, directeur de l’Institut Royal


Il voit toujours la moitié pleine du verre. Un indice? Ceux qui «pensent que l’Institut royal de la culture amazighe (Ircam) est un instrument de domestication manquent de sens politique. Car la politique est l’art du possible», estime son recteur, Ahmed Boukous. C’est indéniable, l’universitaire fait preuve de pragmatisme. C’est le cas lorsqu’il évoque l’enseignement de l’amazigh ou de sa promotion dans les médias publics (voir page 39). Depuis le 23 novembre 2003, Boukous est recteur de cette institution académique. L’heure est au bilan: samedi 17 octobre, le discours royal d’Ajdir, qui a annoncé la création de l’Ircam, fêtera son huitième anniversaire. Et pour couronner le tout, le soir même le Prix de la culture amazighe se tiendra au théâtre national Mohammed V à Rabat.

- L’Economiste: Comment évaluez-vous votre bilan ?

-Ahmed Boukous: Il est globalement très positif si l’on compare la situation de la culture amazighe avant et après la création de l’Ircam. Prenons le cas de l’enseignement: les cours de langue n’existaient dans aucun cycle d’étude. En 2008-2009, nous avons au Royaume 5.000 petits Marocains qui apprennent l’amazigh. Il est vrai que cela ne représente que 8% de la population scolarisée. Bien entendu on peut toujours dire que le ministère de l’Enseignement «n’a pas tenu ses promesses». Mais il est possible de réclamer un 16% pour l’année prochaine et ainsi de suite. C’est mieux que de rester les bras croisés, non?

- L’Ircam a signé plusieurs conventions de partenariat, notamment avec le ministère de tutelle, mais des blocages persistent. Pourquoi?

- C’est inadmissible. En théorie on peut soutenir que SM le Roi ait énoncé sa politique en faveur de la promotion de la culture amazighe. L’Exécutif doit donc suivre. Or même si la volonté politique existe, il y a des problèmes d’exécution. Parfois spécifiques. L’enseignement de l’amazigh n’a pas été généralisé: 3.425 écoles bénéficient des cours et l’on compte 12.000 enseignants et 75 inspecteurs. Nous sommes loin de sa généralisation à l’ensemble du territoire et des niveaux. Même si depuis 2006 il existe des filières de culture amazighe dans les universités d’Agadir, Oujda et Fès.

- Est-ce dû à un manque de compétence?

- Tout à fait. Car pour ouvrir un cours de langue amazighe dans une école, il faut un enseignant. Or il n’y en a pas.

- Même chez les diplômés chômeurs?

- C’est une voie possible. Le ministère de l’Education devrait faire un effort supplémentaire dans le recrutement des enseignants. Sachant qu’il a un gros budget de 27 milliards de DH. Le problème de la formation des professeurs existants et le manque de visibilité se posent aussi.
Les cours d’amazigh existent dans certaines écoles du 1er au 6e niveaux. Et après, au collège et au lycée? Rien. Le ministère n’ouvre pas cette option par manque de visibilité. Actuellement, le Conseil supérieur de l’enseignement se penche sur la question de l’enseignement des langues y compris l’amazigh. La grande question est de définir sa position et sa fonction dans le système éducatif global. Cela reste une grosse lacune.

- Chez l’Exécutif, le manque de visibilité émane-t-il d’un manque de volonté politique?

- Je ne crois pas. Une convention lie l’Ircam au ministère de l’Education. Ce département fait partie du gouvernement, qui a un programme où la philosophie de Sa Majesté est présente. Le Souverain a par ailleurs incité les parlementaires à œuvrer pour l’intégration de l’amazigh dans l’école marocaine. Il se peut qu’un certain niveau de la hiérarchie ne soit pas totalement convaincu. Laxisme et mauvaise organisation font le reste. Les problèmes des livres scolaires sont communs à toutes les langues, même l’arabe. Des professeurs d’espagnol ou d’allemand «doivent attendre jusqu’à mars pour avoir un manuel venu tout droit de Madrid…».

- L’Etat marocain a formulé, en 2006 à Genève, des promesses auprès de l’ex-commission des droits humains de l’ONU relatives aux prénoms amazighs et au droit de réunion d’associations amazighes. Qu’est-ce qui justifie le statu quo?

- La fameuse liste de Driss Basri (ndlr: ex-ministre de l’Intérieur) a été abrogée. Seulement des officiers d’état civil refusent toujours d’inscrire des prénoms, notamment amazighs. Lorsque l’Ircam est saisi par les familles concernées, nous contactons le ministère de l’Intérieur. L’autorité de tutelle répond qu’elle «n’est pas contre». En réalité, à l’échelon régional des responsables ignorent encore le droit. Quant au droit de réunion, il est reconnu par la loi. Il suffit de l’appliquer.

Propos recueillis par
Faiçal FAQUIHI

source: l'economiste.com
Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /2009 00:09

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 5 septembre 2009 -

Human Rights Watch demande au Maroc d'autoriser les prénoms amazighs L’organisation des droits de l’homme "Human Rights Watch" (HRW) a demandé la suppression de la liste de prénoms interdisant les prénoms amazighs au Maroc. HRW a envoyé un courrier au ministère de l’Intérieur dans ce sens. Dans ce courrier, l’organisation reprend 5 cas où des prénoms amazighs ont été refusés. "C’est seulement après de longues démarches administratives que ces familles ont pu donné les prénoms de leur choix à leurs enfants." Selon la loi marocaine, les prénoms ne doivent pas avoir une "consonance non-marocaine" ou "aller à l’encontre des bonnes mœurs". Au Maroc, l’Amazigh n’étant pas considéré comme langue officielle, ces prénoms sont majoritairement refusés. La liste de prénoms autorisés, établie en 1996 par Driss Basri, avait officiellement été annulée en 2002. En mai 2008, le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, avait également affirmé devant la Chambre des Représentants « qu’il n’existe aucune liste limitative pour la liberté des citoyens en la matière ». Pourtant, la liste est toujours présente sur le site internet du ministère marocain des Affaires étrangères.

Source: Bladi.net
Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /2009 13:37

Par Amanar - Ecrire un commentaire


Célébrée le septième jour après la naissance, l'imposition du nom, siba, ou lid n warraw, renforcée par un sacrifice sanglant de bélier, izimmr, est dévolue aux paternels de l'enfant (grand-père, père, oncle). Dans le cas exceptionnel ou ces derniers sont décédés ou absents du pays, cette tache revient à la grand-mère ou la tante paternelle, lesquelles ne peuvent néanmoins sacrifier, la mise à mort d'animal étant une affaire exclusive d'hommes. Tôt le matin, le nomminateur souffle le prénom de l'enfant, tire au sort`', à l'oreille droite de l’animal avant de l'égorger.


Ce même jour, la parturiente qui a, jusque-là baigné dans une maternité totale, réintègre la communauté villageoise par un bain. Cette purification se fait sur deux plans : effectif (extérieur) et symbolique (intérieur). Elle change son drape, sa robe longue, taqs'abt, son pantalon, ssrwal, ses souliers à contrefort, idukan (où  elle a déposé du sel), contre des vêtements propres, neufs le plus souvent. Elle porte de longues chaussettes de laine aux couleurs vives, une ceinture autour des abdominaux et, à son cou, la piécette d'argent, talgdt n qqurt, ainsi que le nouet du jour de l'accouchement. Les yeux fardes à l’antimoine, elle est prête à conquérir son statut de mère. Au puits ou a la source du village, elle va puiser -  porter la jarre [pleine] redresse le dos [la colonne vertébrale] » : ad ttarm ad as yadd ukruml° . Sur son passage, elle est saluée et félicitée par les gens du village. La marge dissoute, la parturiente perd son titre de tinrbit.


Quant à la purification symbolique, elle se fait après le dépeçage de l'animal. A la rigole ou à la source la plus proche, la mère emporte les intestins, ilawan, de l'animal qu'elle purge à grande eau, de la même façon qu'elle souhaiterait être débarrassée des humeurs de l'accouchement. En effet, c'est dans l’«outre inferieure » que les Ist lartini fixent le siège de la conception de l’enfant. Peau entière de bouc ou de chèvre, non cousue, rouge conserve les liquides frais ; le même terme s'applique au placenta et à la cavité amniotique, ist mas, « le vaste monde » clos et humide.


La dation du nom est importante, aussi la présence du père est-elle souhaitable car il est tenu de sacrifier, de recevoir les invites et d'inviter les clercs à partager un ragout, composé de chair fraiche du sacrifice et de légumes. Tandis que « la tête de la victime est proscrite à la femme enceinte ou allaitante car l'enfant serait idiot » aglial ur at akkan mddn i tritart afku ih tUa aglIal ar ittili uhlu4 drri -, le lobule ou foie, adad n tasa, est au contraire réputé pour ses bienfaits. On se souvient que foie est le siège affectif, qu'a lui le foetus demande pardon avant de quitter les eaux primordiales, qu'enfin il rompra le jeûne rituel de « ceux qui sont soucieux de l'Ordre ». Son rôle dans l’échange des sentiments structure et affermit la piété des hommes au regard de la divinité (par le biais de la victime ibrahimienne) et la tendresse réciproque de la mère et l'enfant.


Les hommes quittent la table en formulant des vœux de santé au foyer. Alors la mère lance à voix haute une invitation à l'adresse des femmes du village. Repas cérémonial, analogue pour les femmes, qui dure une partie de l’après-midi car chacune, souvent accompagnée de ses enfants, doit manger et boire puis céder la place au flux ininterrompu des invités, non admis à voir l'enfant resté sous la garde vigilante de ses grands-mères. La parturiente reçoit d'ailleurs les cadeaux sur seuil de ses appartements, la porte à peine entr'ouverte. II s'agit essentiellement orge qu'elle déposé la. Résultat d'un long processus technique, l’orge joue, depuis son entretien jusqu'a sa maturité et sa cuisson, un rôle essentiel dans l'organisation sociale.


Aliment de base de bon augure, bien le plus précieux, fruit sacré de la terre et du labeur des hommes, sa circulation se fait à travers toute pratique rituelle et la seule vue de la cuisson publique de la bouillie d'orge est signe qu'une opération sacrificielle est en cours. Offrir, recevoir et partager forge opère un lien de dépendance formel l’égard d'autrui, y compris des saints et des génies. En renouvelant ce lien, le grain d'orge assure et réunit tous les espoirs des I. Martini qui ne le vendent pour ainsi dire jamais.


Pour motiver les filles nubiles à chanter, on dit que le chant, qui se poursuit jusqu'à l’aube, « ouvre les oreilles de l’enfant » : ad rzymn imzzag i warraw.


Source: Le soleil, la lune et la fiancée végétale.  Par Narjys Alaoui.

Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /2009 12:23

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Au troisième jour, la parturiente fait ses ablutions, change ses vêtements, se barbouille le corps de henné et prépare une bouillie d'orge aux enfants du village.

Une ainée, de préférence une sœur ou une proche parente du nouveau-né, le porte dans la poche dorsale de son drape et traverse en courant la chambre à coucher d'une extrémité longitudinale à l'autre. Sur le sol, elle verse les amandes et les dattes offertes par la parturiente et invite les enfants à se servir. Ce rite, exécuté par des enfants de deux à six ans, a pour objectif symbolique le développement rapide de l'enfant, qui atteindra sans complication rage des exécutants.


Enfin la parturiente enduit de henné la chevelure des garçons et le visage des fillettes, et remet aux enfants de ses maternels, ayt mas, un carré d'étoffe blanche, qu'ils emportent sur l’aire de battage et le percent en son centre à coups de pierres. Cette étoffe non cousue, non touchée par un instrument tranchant, constitue le premier vêtement du nourrisson, qu'il gardera jusqu'au lendemain, jour où il sera emmailloté de langes, tinsraf, de couleur blanche, et habillé d'un tricot et d'un bonnet à pompons, de couleur, aquddam, confectionné par sa grand-mère paternelle. La perforation de ce premier vêtement imiterait le passage de l'enfant au statut des lapideurs. Passer au travers de l’étoffe équivaudrait à atteindre symboliquement leur âge, en abolissant la marge qui le séparait de ses ainés.


Ce rite à valeur d'agrégation dans le nouveau groupe. L'enfant pénètre en quelque sorte dans le groupe des lapideurs, ou plus précisément ce sont ses aines qui l'acceptent parmi eux.

Source: Le soleil, la lune et la fiancée végétale.  Par Narjys Alaoui.

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